vendredi 2 décembre 2011

Charlotte Hug /Stellari Quartet /Fine Extensions/ Kolkowski/ Wassermann/ Wachsmann/ Mattos/ Edwards/ Lomberg Holm/ Rogers solo


Slipway to galaxies   solo viola & voice  Charlotte Hug Emanem 5018

                Décidément, le label Emanem de Martin Davidson se concentre sur des chefs d’oeuvre. Par exemple, ce nouveau cédé de la suissesse Charlotte Hug, ici à la fois, vocaliste et au violon alto. J’étais encore plongé dans les méandres soyeux et irisés du Stellari String Quartet (Gocce Stellari Emanem) et de Fine Extensions en duo avec le violoncelliste Fred Lomberg-Holm sur le même label, que nous arrive un album solo ! Charlotte Hug est une artiste en constante évolution et par rapport à ses deux précédents albums solos, Mauerraum et Neuland, enregistrés tous deux dans l’enfermement de lieux « claustro », Slipway to galaxies est une catharsis à ciel ouvert sous les envols de nefs aériennes dont les traces strient une pénombre hivernale, comme le montre la mystérieuse photo de la pochette.
Huit pièces concises qui ne craignent pas la dérive … vers le merveilleux. Pas d’overdub, ni d’électronique, rien que du direct. L’archet est joué fréquemment avec la technique du « soft bow » les crins détendus frottant les 4 cordes simultanément et le legno « sous » le corps de l’alto. On entend alors une pluralité de voix, de frottements, de lignes chantournées, de glissandi ondulants, d’harmoniques irréelles…. Mais quelle surprise ! A travers cet écheveau de fréquences et de lignes, se mêle sa voix multiple qui fait corps avec l’instrument, sauvage et naturelle. Hululements, bouche fermée, vibrations du larynx, chant sans atour, harmoniques, multiphoniques, murmures au bord de l’éclatement, échappées, …  Magique ! La voix naturelle évite le pathétique. Cette voix de feu-follet ne se contente pas de nous surprendre par ses audaces et sa justesse de ton. Il n’y a pas de mots pour décrire une telle symbiose avec l’alto et les mouvements de l’archet. La voix d’un oracle ou de la sibylle…. Bouleversant n’est pas encore le mot qui convient, … l’émotion profonde et la beauté s’instillent en nous doucement et ne nous quittent plus au fil des écoutes répétées. Slipway to galaxies nous fait accomplir un voyage au creux de nous-mêmes, dans l’inconnu. Certains des canevas usités au fil des pièces se métamorphosent insensiblement en invention pure. Des crissements des cordes pointent les mues d’oiseaux imaginaires (Cyclic). Quand le chant se tait, l’alto chante, sublime (Slipway).  
Dynamique, timbre, nuance, sensibilité, mais aussi puissance physique et spontanéité assumée de l’improvisation sans filet. Pouvoir narratif qui inscrit chaque moment dans la mémoire. Cette performance est enregistrée par l’artiste « with soundfield microphone » au milieu de ses Son-Icons, dessins au graphite sur des surfaces semi-transparentes qui gravitent dans l’espace environnant. Leurs formes en amas de toiles d’araignées évoquent ses rhizomes sonores en mouvement perpétuel, chaos de l’inconscient et cheminement de la création intentionnelle. On l’entend se mouvoir dans l’espace et il arrive que la position par rapport aux micros  crée un halo du plus bel effet (atman)…  La musique de Charlotte Hug acquiert ici une dimension extraordinaire, organique et raffinée, intense et recueillie… Une musique rare et un cédé qu’on réécoute avec un bonheur grandissant.
Exceptionnel ! 


  Gocce Stellari : Stellari string quartet    Philipp Wachsmann violon Charlotte Hug alto Marcio Mattos violoncelle John Edwards contrebasse    Emanem 5006


Sous le signe infini des étoiles les plus éloignées, ce quartet stellaire nous fait voyager dans les constellations les plus riches nées du frottement et du pincement des cordes. Dans ses notes de pochette, Caroline Kraabel fait remarquer qu’elle ne parvient pas à distinguer individuellement chacun de ces quatre brillants cordistes tant ils font corps l’un à l’autre en une unité indivisible, le Stellari Quartet, alors qu’elle les a entendus à de très nombreuses reprises et partagé la scène avec chacun d’eux, particulièrement au sein du London Improvisors Orchestra.
   On est ici à des années-lumière de la conception baileyienne – individualiste de l’improvisation collective qui veut que X se distingue de Y et Y de Z. A l’autre bout de la galaxie impro, cette approche orchestrale de musiciens qui jouent comme les cinq doigts de la main fût très rarement documentée par les labels pionniers des années 70 / 80. C’est pourquoi, entre autres, je considère ce document enregistré à l’Uncool Festival de Poschiavo et en studio comme étant un moment rare de symbiose et de création collective dans l'évolution des musiques improvisées. Gocce stellari rivalise sans peine avec les plus grandes réalisations de la musique contemporaine pour quatuor sous la plume de compositeurs figurant au Panthéon musical du XXème siècle. Se distinguent ici la finesse, l’esprit d’à propos, le chatoiement des timbres, la multiplicité des formes, le mouvement perpétuel d’un équilibre jamais rompu et une architecture remarquable. Le lyrisme lunaire et faussement gauchi de Phil Wachsmann, la recherche inouïe de Charlotte Hug, les subtils contre-chants de Marcio Mattos et les pulsations vibratoires de John Edwards, tout concourt à l’enchantement. Bien que chacun a une très forte personnalité et des intérêts musicaux qui peuvent diverger, c’est le sens du bien commun qui les unit plus que tout. Les responsables politiques et autres personnalités publiques qui font la pluie et le beau temps peuvent en prendre de la graine. C’est réellement un disque qu’on écoute et réécoute avec plaisir, un plaisir qui efface tous les désappointements dûs à l’excès surproductif et documentaire des compacts au sein de la planète improvisation. Un authentique chef d’œuvre qui n’a aucun équivalent. Si ce n’est le très beau Imaginary Trio produit par Phil Wachsmann sur son label Bead Records.   


fine extensions  Charlotte Hug & Fred Lomberg-Holm  Emanem 5012
squall line  Ute Wassermann & Alex Kolkowski   Psi 11.08

   La magie du duo opère avec fine extensions de Charlotte Hug et Fred Lomberg-Holm.  Le violoncelliste de Chicago et la violoniste alto de Zürich nous donnent là un travail exemplaire où intervient l’utilisation de leurs installations électroniques respectives. Recherche sonore et dynamique remarquables pour deux artistes qui conjuguent magiquement ce qu’ils ont individuellement de meilleur à nous offrir. J’écoute avec ravissement les solos innovants de la Suissesse depuis une dizaine d’années (MauerraumNeuland et tout récemment slipway to galaxies/ Emanem encore). Mais avec fine extensions, nous sommes emportés par la vision anticipative des instants d’éblouissements et des trouvailles inespérées de ces trouvetouts de l’ubiquité sonique. J’ai fait l’article du Stellari Quartet avec Hug, Wachsmann, Marcio Mattos et John Edwards, une vraie merveille (Emanem toujours !). On atteint ici une autre dimension de l’ineffable qui, à mon avis, surpasse  les autres albums de ces deux artistes (hormis ce Stellari confondant ! *). Alors, si vous avez le sentiment de ne pas avoir pu apprécier ces deux improvisateurs à leur juste valeur, cet album est une belle occasion à ne pas manquer.

   Le plus mystérieux de ces duos est la rencontre hors norme de la chanteuse Ute Wassermann avec ses appeaux – sifflets pour oiseaux et du violoniste Alex Kolkowski avec ses violons Stroh, sa scie musicale et ses antiquités phonographiques. Le cylindre de cire est le précurseur du disque phonographique et son utilisation inattendue dans ce contexte est assez étonnante. Le violon Stroh est un violon au corps métallique amplifié par un pavillon semblable à celui du phonographe qui fut créé par Joseph Stroh. Pour ceux qui sont nés dans l’ère digitale, le phonographe est un tourne disque à manivelle qui servait à lire les 78 tours et cela jusqu’au milieu des années cinquante. De tels instruments sont encore joués par des violoneux Tziganes en Roumanie. On entend Kolkowski jouer du Stroh dans l’album The Kryonics avec le génial Jon Rose et ce contrebassiste  exceptionnel qu’est Matthias Bauer, le troisième frère Bauer (chez Emanem, voyons !). La musique de squall line est toute en hululements, sifflements et glissandi improbables. Oublions la source sonore instrumentale ou vocale et laissons nous emporter par une véritable poésie sonique. La voix semble dématérialisée du corps de la chanteuse, celle-ci fait des prouesses…. inouïes sans avoir l’air d’y toucher du grave guttural aux labiales flûtées qui rivalisent avec les glissandi métalliques de la scie musicale. Parfois je me dis que l’omniprésence réitérative des saxophonistes, percussionnistes, guitaristes (avec effets), contrebassistes, électroniciens etc… contribue à appauvrir ces musiques alors qu’elles sont sensées opérer dans un champ de découvertes permanentes.   

    Avec squall line, nous découvrons du neuf qui ne s’inscrit pas dans une tendance ( !) dans laquelle trop d’artistes ont tendance     ( je me répète ) à s’engouffrer dans le but de jouer « actuel » ou branchiste. Les branchies sont le stade premier des grenouilles et des crapauds qu’on n’arrive jamais à attraper … parce qu’ils sont ... imprévisibles …  Et non – conformistes ! C’est ce que j’aime par-dessus tout en musique.  Ute Wassermann et Alex Kolkowski s’y activent de manière réjouissante. Qui imaginerait ensauvager la voix humaine avec des appeaux ?  U W est une vocaliste exceptionnelle qui a le chic de surprendre sans « en mettre plein la vue ». Les oreilles, c’est déjà très bien. Alex K a développé une pratique de sons dont la dynamique s’inscrit dans le champ de la voix humaine, sa tessiture et son feeling. Il m’a fallu cinq / six écoutes pour retracer le cheminement et me rendre compte des nuances et de l’inventivité de leur superbe travail. Un univers riche et unique à découvrir de toute urgence.          * (C'était avant que je ne plonge dans l'écoute de Slipway to Galaxies)


Volume   John Edwards  solo   Psi 08.09








Avec son label Psi, Evan Parker produit régulièrement des albums solos d’improvisateurs, choisis parmi ses  proches collaborateurs et curieusement parmi eux, trois contrebassistes. Après Rudi Mahall, Peter Evans, Adam Linson et John Eckhardt, voici le feu follet de la contrebasse, le bon génie de l’archet. Moins programmée que celles d’ Eckhardt et de Rudi Mahall, moins focalisée que celle de Peter Evans, les échappées solitaires de John Edwards retracent les associations d’idées et  les intuitions fugaces de l’instant et nous fait entendre l’instrument dans plusieurs dimensions. Etrangement, John Edwards se prête à l’expérience solitaire – tout à fait réussie – alors qu’il est le contrebassiste de la musique improvisée collectif par excellence. J’entends par là que très peu de contrebassistes réussissent aussi bien la symbiose avec leurs camarades. Au point que des dimensions vraiment différentes de sa personnalité affleurent dans chacune de ses collaborations. Certains de ces confrères vous font signe en vous montrant avec par trop d’évidence «  Voici ma personnalité, voici ma musique,  écoutez-moi, je suis moi-même » et quoi qu’ils fassent, brillamment d’ailleurs, ils proposent une vision d’eux-mêmes qui ne varie pas trop quelque soit l’équipe qui les entoure. Une insistance systématique de la carte de visite.
Ex batteur de rock venu tardivement à la contrebasse en autodidacte, John Edwards n’a qu’une idée en tête. Sa générosité et sa simplicité lui dictent  de se fondre dans la démarche de ses collaborateurs sans aucune arrière-pensée et en offrant de lui-même la contribution la plus profondément adéquate à la situation en remettant en question ses acquits et ses découvertes. John Edwards n’a qu’une tasse de thé : l’improvisation est l’expression de la fraternité en musique et un éternel recommencement dans le processus de la création. Foin de solos, point de démonstrations, au diable la vantardise. Du vécu et de l’imagination ! Un alliage secret de furia et d’intellect et la modestie personnifiée. Ecoutez Two Seasons avec Evan Parker et Mark Sanders, Optic (Emanem) avec John Butcher, Simple Games (Cadence) avec Paul Hubweber et Paul Lovens, The Making of Ancient Thing (Slam) avec Keith Tippett, Mark Sanders et Gary Curson, Gateway  (Emanem) avec Veryan Weston et Mark Sanders (encore) et vous admirerez la transformation de ce musicien admirable, de ce chercheur de sons. Ce sont ces qualités qui transparaissent superbement dans ces neuf pièces enregistrées le 24 janvier 2008 par John Wall un compositeur électroacousticien avec qui Edwards a collaboré. Pas de virtuosité gratuite , de programme ou d’avant-gardisme à la petite semaine. Ça fourmille d’idées, de poésie, de sons, d’expressivité et un peu d’humour pour la bonne bouche. La boiserie grince, gémit, vibre et les cordes étendent leur pouvoir mystérieux sur l’imagination de l’auditeur.   Un bien bel album



Imaginary Trio  Philipp Wachsmann violon Bruno Guastalla cello Dominic Lash contrebasse  Bead Records 
Bead CDSP08   http://www.beadrecordssp.com/cd%20imaginary%20trio.html 




Orné d’une peinture joyeusement abstraite et colorée de Catherine Hope-Jones, cette dernière publication de Bead Records est un « vrai » CD régulier. Il fait suite à une série de remarquables CDr passés inaperçus dans le flot impétueux de l’édition digitale alternative. On en recommande chaleureusement August Steps, un duo exceptionnel du violoniste Phil Wachsmann et de Teppo Hauta-Aho, contrebassiste finlandais peu connu mais compositeur réputé pour ses œuvres pour contrebasse. Philip Wachsmann est une des figures pionnières de l’impro libre européenne et dirige ce label depuis des lustres. Bead a servi de vitrine à la scène improvisée londonienne durant une bonne douzaine d’années avec plus de 25 albums d’une remarquable diversité. Wachsmann fut aussi un des maîtres à penser et à jouer de cette scène depuis la fin des années 60 en animant un atelier hebdomadaire (West Square Electronic Studio). Indispensable compagnon de route de Barry Guy, Tony Oxley, Fred Van Hove et Michel Doneda, le violoniste et altiste succéda à Derek Bailey lui-même au sein d’Iskra 1903, le trio de Paul Rutherford. J’avais une affection toute particulière pour le trio Chamberpot avec PW, Tony Wren et Richard Beswick, Ce superbe trio Imaginaire couronne remarquablement la quête de toute une vie et l’évolution de Bead Records, dont il constitue pour moi l’enregistrement de référence.  Adepte de l’improvisation chambriste, Wachsmann nous offre enfin un  trio à cordes, contrebasse – violoncelle – violon qui, s’il renvoie à la tradition classique, est avant tout fait d’instants ludiques et chercheurs, élégiaques, sombres ou transparents qui s’enchaînent dans une suite dense comme la trame d’un bon roman et légère comme un beau poème. Bruno Guastalla (violoncelle) et Dominic Lash (contrebasse) sont de solides instrumentistes et se fondent avec excellence et beaucoup de tact dans une entreprise subtilement collective. Ces deux jeunes artistes sont des personnalités à suivre, Dominic étant devenu un des contrebassistes les plus demandés d’Outre-Manche. Les écoutes répétées d’Imaginary Trio n’en entament aucunement le plaisir, renouvelé par les nombreuses facettes de la musique. En fait, il faudrait des pages pour décrire la richesse des variations, des approches instrumentales, de la dynamique mise en œuvre, de l’enchaînement des nombreuses séquences sans que jamais ne soit trahi le son spécifique d‘Imaginary Trio, le bien-nommé. En effet, l’Imagination  est une qualité maîtresse de l’Improvisation, démontrée ici avec brio et spontanéité. Un très grand cédé d’une qualité exceptionnelle, qualité qui échappe parfois aux labels indépendants institutionnalisés.



Being Paul Rogers contrebasse solo Amor Fati Fatum 015

Que dis-je dans ma chronique du « Trio de Batterie » ? Qu’Amor Fati est un label tout à fait remarquable. Il éclipse même certaines valeurs sûres de la scène internationale. En témoignage, Being, un monument érigé à la contrebasse par un des deux ou trois géants de l’instrument vivant en France, Paul Rogers. « Plus que çà tu meurs ! » , ai-je écrit dans mon commentaire sur  le cédé Trio de Perraud – Lasserre – Pontévia. Alors là, Paul, je suis mourru ! Excusez cet emprunt à un livre légendaire dont j’oublie le titre (Zazie ?). Mais c’est la claque, dans un genre plus traditionnel que Trio de Batteries, me direz-vous. D’accord ! C’est ce qui fait l’intérêt du label bordelais de Mathieu Immer : on y présente différents aspects de la musique improvisée. Ce qui compte est que chacun fasse son expérience, auditeur ou musicien, apprécie la musique et évalue/ goûte/ réagit à l’œuvre selon son expérience individuelle. Et il y a amour dans le nom du label : c’est bien à quoi se résume en dernière instance cette musique improvisée. Ici, on a droit au tout meilleur. Paul Rogers a adopté une contrebasse conçue et fabriquée par le luthier Alain Leduc avec sept cordes et des cordes sympathiques vibrantes. Contrebasse, presque violoncelle, effets de viole de gambe, cet instrument très particulier rend magnifiquement le jeu exceptionnel avec l’archet. Les cordes sympathiques amplifient le son en pizzicato avec une coloration particulière. Le Musée d’Aquitaine, où a été enregistrée le 13 mai 2007 cette improvisation de septante minutes (Being One) et sa conclusion de trois minutes (Being Two), devient petit à petit un haut lieu de la musique improvisée, plusieurs enregistrements d’Amor Fati y ont été réalisés en concert.
Being fait suite à Listen (1999/ 1989 Emanem 4078), enregistré lui-même avec une contrebasse quatre cordes classique et ce nouvel opus apporte une autre dimension plus orchestrale à la démarche du contrebassiste britannique. Paul Rogers est un instrumentiste exceptionnel et un improvisateur de haute volée. Cathédrale, roman, histoire, voyage et instant de vie, Being est un enregistrement majeur et la musique de Paul Rogers ne connaît aucun équivalent. Il n’y a pratiquement aucun contrebassiste capable de jouer ainsi plus d’une heure durant avec autant de maestria flamboyante et d’énergie sans que celle-ci nuise au propos musical. Une des qualités de cette musique est qu’elle convaincra aisément un public peu au fait des arcanes de l’impro radicale et qui désire s’ouvrir à d’autres formes que ce qu’il connaît déjà (classique « contemporain établi », baroque, « jazz ouvert », musiques du monde, mordus de la contrebasse). Les connaisseurs seront confondus par l’extraordinaire savoir faire de Paul Rogers. Non seulement par les époustouflants passages à l’archet, mais aussi par la grondante et extrême physicalité vers l’avant dernière phase de Being One  (58’) ou par la poésie plus intime qui prélude à la finale de ce tour de force. Un tueur de la contrebasse comme il n’en existe nulle part ailleurs que ce soit à Berlin, New York ou Los Angeles. Paul Rogers a élu domicile en France et c’est une véritable chance pour la scène hexagonale. A écouter illico et grand bravo à Amor Fati !



Jean - Michel Van Schouwburg  http://soundcloud.com/jean-michelvanschouwburg 


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